• Livre

Cybersexisme chez les adolescentes (12-15 ans) [Ressource électronique] : étude sociologique dans les établissements franciliens de la 5e à la 2nde : synthèse…

Disponible
Titre
Cybersexisme chez les adolescentes (12-15 ans) [Ressource électronique] : étude sociologique dans les établissements franciliens de la 5e à la 2nde : synthèse / Centre Hubertine Auclert
Auteur
Editeur
[Paris] : Centre Hubertine Auclert
Date
2016
Collation
26 p. : ill.
Sujet RERO
Description
"Menée auprès de 1500 adolescents d'Île-de-France, cette étude se concentre sur "les violences déployées via Internet et les réseaux sociaux sous forme d'insultes, de harcèlement, d'humiliation, de rumeurs", toutes ces choses "qui ont la particularité de réduire les filles à leur apparence physique". Ce sont encore et toujours les normes de féminité et de masculinité qui posent problème. Ce qui a évolué, ce sont finalement les outils utilisés pour harceler. L'étude du Centre Hubertine Auclert fait aujourd'hui écho à la culture du viol. Car c'est sur les réseaux sociaux plus qu'ailleurs que les adolescentes d'aujourd'hui sont soumises à des injonctions autour de leur féminité et de leur apparence. Déjà très présent dans les couloirs des collèges et des lycées, le slut shaming s'épanouit sur les réseaux sociaux où parents et professeurs sont totalement absents. Car c'est bien sur Facebook, Instagram ou encore Snapchat que les choses peuvent dégénérer. Si quelqu'un publie la photo d'une jeune fille dénudée sans son consentement, c'est elle qui sera vivement critiquée, voire harcelée. Un harcèlement, qui on le sait, peut pousser au décrochage scolaire, à l'automutilation ou au suicide. Et si les filles sont davantage victimes que les garçons, l'étude rappelle que ces dernières "sont très impliquées dans le cybersexisme". Chez les ados, on continue de culpabiliser les filles et de banaliser les violences sexuelles, quel que soit son sexe. Si les adolescents ne sont pas tendres entre eux, les adultes peuvent aussi entrer dans la catégorie des bourreaux. Alors qu'un jeune sur quatre décide de ne parler de ses problèmes à personne, l'étude démontre que les professionnels peuvent aggraver la situation. Les filles sont donc culpabilisées tandis que la responsabilité des relayeurs (souvent des garçons) est passée à la trappe. Professeurs, CPE ou chefs d'établissement peuvent donc "contribuer à renforcer le contrôle social exercé sur le corps et la sexualité". Le Centre Hubertine Auclert préconise une meilleure prévention. Sensibiliser les élèves, oui, mais en systématisant le discours autour du cybersexisme car "lorsque la prévention met l'accent exclusivement sur les moyens technologiques (mots de passe, sécurisation etc.), cela peut donner le sentiment à certaines filles qu'elles sont responsables du cybersexisme qui les atteint". De son côté, le Centre francilien a lancé une campagne de prévention sous la forme d'un spot diffusé sur Internet, à la télévision, ainsi qu'à la radio. Un kit de sensibilisation doit également être distribué dans les établissements scolaires."
Classification
No RERO
R008525501
Permalien
http://data.rero.ch/01-R008525501/html?view=GE_V1
Plus…
Chargement
Erreur de chargement